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Entrepreneuriat & croissance

Amortissement du mobilier en LMNP : réduire efficacement votre imposition locative
Auteur
Jose Amar
Date
29.4.2026
Durée
7 minutes
Apprenez à utiliser l’amortissement du mobilier en LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) pour diminuer vos impôts sur les revenus locatifs. Guide pratique avec méthodes et conseils pour optimiser votre fiscalité locative en toute sécurité.

L'amortissement du mobilier constitue l'un des leviers fiscaux les plus puissants du statut de loueur en meublé non professionnel. Correctement mis en oeuvre, il permet de diminuer significativement, voire d'annuler, l'imposition sur les revenus locatifs pendant plusieurs années. Pourtant, ce mécanisme reste mal compris par de nombreux propriétaires, qui passent à côté d'économies substantielles ou s'exposent à des erreurs comptables aux conséquences fiscales lourdes. Cet article, rédigé par le cabinet FINAUDEC, vous explique concrètement comment fonctionne l'amortissement du mobilier en LMNP, quelles sont les règles à respecter, quels meubles peuvent être amortis, sur quelle durée, et comment sécuriser votre déclaration dans le contexte de la réforme issue de la loi de finances pour 2025.

Qu'est-ce que l'amortissement du mobilier en location meublée non professionnelle ?

L'amortissement est un mécanisme comptable qui consiste à constater, chaque année, la perte de valeur d'un bien du fait de son usage et du temps qui passe. En location meublée, cette dépréciation est déductible des revenus locatifs déclarés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), ce qui réduit mécaniquement la base imposable.

En LMNP, l'amortissement ne concerne pas uniquement l'immeuble. Il s'applique également au mobilier et aux équipements mis à disposition du locataire. Concrètement, lorsqu'un propriétaire achète un canapé, un réfrigérateur, une literie ou du matériel de cuisine pour son logement meublé, il peut en déduire le coût sur plusieurs années en l'inscrivant à l'actif de son bilan comptable.

Ce mécanisme n'est accessible qu'aux propriétaires ayant opté pour le régime réel d'imposition. Les loueurs relevant du régime micro-BIC bénéficient d'un abattement forfaitaire de 50 % sur leurs recettes, mais ne peuvent en aucun cas pratiquer d'amortissements. Le choix du régime fiscal est donc une décision structurante, que le cabinet FINAUDEC analyse systématiquement avec chaque investisseur avant toute déclaration.

Pourquoi le régime réel est-il indispensable pour amortir son mobilier ?

Le régime réel simplifié permet de déduire l'ensemble des charges réellement supportées par le propriétaire : intérêts d'emprunt, taxe foncière, charges de copropriété, assurances, frais de gestion, honoraires comptables, et surtout les dotations aux amortissements du bien immobilier, des travaux et du mobilier.

Le régime micro-BIC, en revanche, applique un abattement forfaitaire de 50 % sur les recettes brutes (ou 71 % pour les meublés de tourisme classés). Aucune charge réelle n'est déductible et aucun amortissement n'est praticable sous ce régime.

Pour la très grande majorité des investisseurs en LMNP, le régime réel s'avère nettement plus avantageux dès lors que le montant cumulé des charges et des amortissements dépasse 50 % des loyers perçus, ce qui est le cas dans la plupart des situations.

Exemple concret. Un propriétaire perçoit 12 000 euros de loyers annuels. Au régime micro-BIC, son revenu imposable s'élève à 6 000 euros après abattement de 50 %. Au régime réel, ses charges s'élèvent à 4 500 euros et ses amortissements à 8 200 euros, soit un total de 12 700 euros de déductions. Son résultat fiscal est donc nul : il ne paie aucun impôt sur ses revenus locatifs. Le cabinet FINAUDEC réalise cette simulation comparative pour chaque investisseur afin de déterminer le régime le plus adapté à sa situation.

Quels meubles et équipements peuvent être amortis en LMNP ?

Tous les biens mobiliers durables inscrits à l'actif du bilan de l'activité de location meublée peuvent faire l'objet d'un amortissement. Il s'agit de l'ensemble des meubles et équipements nécessaires pour que le logement soit considéré comme meublé au sens de la loi.

Le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015, pris en application de la loi ALUR, fixe la liste minimale des éléments de mobilier qu'un logement meublé doit comporter. Cette liste constitue le socle d'équipements dont le propriétaire peut amortir la valeur, mais l'amortissement ne s'y limite pas : tout mobilier supplémentaire inscrit à l'actif est également amortissable.

Quels sont les onze éléments de mobilier obligatoires selon la loi ?

Le décret impose la présence minimale de onze catégories d'équipements pour qu'un logement soit juridiquement qualifié de meublé :

la literie comprenant couette ou couverture, un dispositif d'occultation des fenêtres dans les chambres, des plaques de cuisson, un four ou un four à micro-ondes, un réfrigérateur doté au minimum d'un compartiment à une température inférieure ou égale à moins 6 degrés Celsius, de la vaisselle en nombre suffisant pour la prise des repas, des ustensiles de cuisine, une table et des sièges, des étagères de rangement, des luminaires, et du matériel d'entretien ménager adapté au logement.

L'absence de l'un de ces éléments peut entraîner la requalification du bail en location nue, avec pour conséquence la perte du statut LMNP et de l'ensemble de ses avantages fiscaux, notamment la possibilité d'amortir le mobilier et l'immeuble. Le cabinet FINAUDEC établit un inventaire précis du mobilier à l'entrée dans les lieux et vérifie sa conformité au décret.

Au-delà de la liste obligatoire, quels autres biens sont amortissables ?

Outre les équipements imposés par le décret, le propriétaire peut amortir tout mobilier supplémentaire destiné à l'usage du locataire et inscrit à l'actif : télévision, lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge, aspirateur, mobilier de jardin, décoration, petit électroménager, linge de maison de qualité. Plus largement, tout bien mobilier durable acquis dans le cadre de l'exploitation locative et dont la durée de vie excède un an peut être inscrit à l'actif et amorti.

Sur quelle durée amortit-on le mobilier en LMNP ?

La durée d'amortissement du mobilier doit correspondre à sa durée normale d'utilisation, c'est-à-dire la durée pendant laquelle le bien est effectivement utilisable dans des conditions normales d'exploitation. Il ne s'agit pas d'une durée arbitraire : elle doit être justifiable en cas de contrôle fiscal.

En pratique, les durées retenues pour le mobilier en location meublée sont les suivantes :

Amortissement du mobilier

Durée d’amortissement et taux du mobilier

```
Catégorie

Literie (matelas, sommier, couette)

Durée d'amortissement : 5 à 7 ans
Taux annuel : 14 % à 20 %
Catégorie

Mobilier courant (table, chaises, canapé, bureau)

Durée d'amortissement : 10 ans
Taux annuel : 10 %
Catégorie

Mobilier de qualité supérieure (cuisine équipée, armoires intégrées)

Durée d'amortissement : 7 à 10 ans
Taux annuel : 10 % à 14 %
Catégorie

Électroménager (réfrigérateur, lave-linge, four, micro-ondes)

Durée d'amortissement : 5 à 7 ans
Taux annuel : 14 % à 20 %
Catégorie

Petit équipement (vaisselle, ustensiles, luminaires, linge)

Durée d'amortissement : 5 ans
Taux annuel : 20 %
Catégorie

Matériel audiovisuel et informatique (télévision, ordinateur)

Durée d'amortissement : 3 à 5 ans
Taux annuel : 20 % à 33 %
```

La méthode utilisée est l'amortissement linéaire, qui consiste à répartir de manière égale la valeur du bien sur l'ensemble de sa durée d'utilisation. Ainsi, un canapé acquis 1 200 euros et amorti sur 10 ans génère une dotation annuelle de 120 euros.

Le cabinet FINAUDEC détermine la durée d'amortissement de chaque bien en s'appuyant sur les usages comptables reconnus et les pratiques validées par l'administration fiscale, afin de sécuriser les déductions pratiquées par le propriétaire.

Comment évaluer le mobilier lorsqu'il est déjà en place au début de l'activité ?

Lorsqu'un propriétaire débute son activité de location meublée avec du mobilier déjà en sa possession, il ne dispose pas nécessairement de factures d'achat. Dans ce cas, la réglementation admet qu'il évalue lui-même la valeur d'usage de ses meubles à la date de début d'activité.

Cette évaluation doit être réalisée une seule fois, lors de l'inscription du mobilier à l'actif. Elle doit être réaliste, cohérente et documentée. Le propriétaire peut se fonder sur les prix pratiqués sur le marché de l'occasion pour des biens similaires, en tenant compte de l'état du mobilier et de son ancienneté. Il est recommandé de conserver tout élément de preuve : photographies datées, captures d'écran de sites de vente de biens d'occasion, estimation écrite.

Exemple concret. Une propriétaire commence à louer en meublé un appartement qu'elle occupait auparavant. Le mobilier en place, acquis trois ans plus tôt pour un total de 8 000 euros, est estimé à une valeur d'usage de 5 000 euros. Cette valeur est inscrite à l'actif et amortie sur les durées correspondant à chaque catégorie de bien. Le cabinet FINAUDEC accompagne systématiquement ses clients dans cette évaluation initiale pour garantir sa cohérence et sa conformité.

Pour tout achat de mobilier neuf, la base d'amortissement est le prix d'acquisition figurant sur la facture, toutes taxes comprises si le propriétaire n'est pas assujetti à la TVA, ce qui est le cas de la très grande majorité des LMNP.

Comment fonctionne le plafonnement de l'amortissement déductible en LMNP ?

L'un des principes fondamentaux de l'amortissement en LMNP réside dans le mécanisme de plafonnement prévu par l'article 39 C du Code général des impôts. Ce texte dispose que le montant de l'amortissement fiscalement déductible ne peut excéder la différence entre le montant des loyers acquis et celui des charges engagées, hors dotations aux amortissements.

Autrement dit, l'amortissement ne peut jamais créer ni aggraver un déficit fiscal sur l'activité de location meublée. Si le total des charges (hors amortissements) est déjà supérieur aux loyers, aucun amortissement n'est déductible au titre de l'exercice concerné.

Formule de calcul du plafond :

Amortissement déductible = Loyers bruts - Charges déductibles (hors amortissements)

Si le résultat est positif, l'amortissement est déductible dans cette limite. Si le résultat est négatif ou nul, aucun amortissement n'est déduit pour l'exercice.

Exemple concret. Un propriétaire perçoit 10 000 euros de loyers. Ses charges hors amortissements s'élèvent à 7 000 euros (intérêts d'emprunt, taxe foncière, assurances, frais de gestion, charges de copropriété). L'amortissement comptable total s'élève à 5 500 euros (immeuble, travaux et mobilier). L'amortissement fiscalement déductible est plafonné à 3 000 euros (10 000 - 7 000). La fraction non déduite de 2 500 euros n'est pas perdue : elle est reportée et pourra être déduite sur les exercices suivants.

Que deviennent les amortissements non déduits ?

Les amortissements qui dépassent le plafond de déduction sont qualifiés d'amortissements réputés différés (ou amortissements en report). Ils sont reportables sans aucune limitation de durée, contrairement aux déficits BIC classiques dont le report est limité à dix ans.

Ce mécanisme est particulièrement favorable pour les LMNP. En effet, les déficits issus de l'activité de location meublée non professionnelle ne sont imputables que sur les bénéfices de même nature réalisés au cours des dix exercices suivants (article 156, I, 1° bis du CGI). En revanche, les amortissements différés au titre de l'article 39 C bénéficient d'un report illimité. Le plafonnement n'est donc pas une perte, mais un simple décalage dans le temps.

Le cabinet FINAUDEC assure le suivi précis de ces amortissements différés dans un tableau de suivi annuel, indispensable en cas de contrôle fiscal, et veille à leur imputation optimale sur les exercices bénéficiaires.

Comment établir un tableau d'amortissement conforme ?

L'administration fiscale exige que chaque bien inscrit à l'actif fasse l'objet d'un amortissement individualisé, retracé dans un tableau d'amortissement détaillé. Ce document constitue une pièce justificative essentielle en cas de vérification.

Le tableau d'amortissement du mobilier doit comporter, pour chaque bien ou catégorie homogène de biens : la désignation précise du bien, sa date d'acquisition ou d'inscription à l'actif, sa valeur d'origine (prix d'achat TTC ou valeur d'usage estimée), la durée d'amortissement retenue, le taux d'amortissement annuel correspondant, le montant de la dotation annuelle, le cumul des amortissements pratiqués, et la valeur nette comptable résiduelle.

Exemple de tableau pour un lot de mobilier :

Mobilier - Sunburst interactif

Mobilier - Dotation interactive

Le cabinet FINAUDEC établit ce tableau pour chaque bien exploité en LMNP, le met à jour annuellement et le joint aux déclarations fiscales transmises à l'administration.

Faut-il une facture pour chaque meuble amorti ?

La règle de principe est claire : toute dépense inscrite à l'actif doit être justifiée par une facture. Pour le mobilier acquis dans le cadre de l'activité locative, le propriétaire doit conserver l'ensemble des justificatifs d'achat.

Il existe cependant une exception admise par la doctrine administrative pour le mobilier préexistant au démarrage de l'activité. Lorsque le propriétaire possédait déjà les meubles avant d'entamer la location, il peut procéder à une estimation de leur valeur d'usage à la date de début d'activité, sans disposer des factures initiales. Cette estimation doit être cohérente, documentée et réalisée une seule fois.

Pour les achats ultérieurs, la facture est impérative. Elle doit mentionner la date d'achat, la désignation du bien, le prix TTC et les coordonnées du vendeur. Les tickets de caisse sont également acceptés sous réserve qu'ils comportent ces informations essentielles.

Peut-on déduire directement un meuble en charge au lieu de l'amortir ?

La distinction entre charge déductible immédiatement et immobilisation amortissable repose sur le montant et la nature du bien.

Les biens d'une valeur unitaire inférieure à 500 euros hors taxes peuvent, en principe, être comptabilisés directement en charges de l'exercice sans passer par l'amortissement. C'est le cas notamment des petits équipements : vaisselle de remplacement, petit électroménager, linge de maison, luminaires d'appoint.

En revanche, lors de la première mise en location, l'ensemble du mobilier initial doit être inscrit à l'actif et amorti, quel que soit le montant unitaire de chaque bien. C'est seulement lors des remplacements ultérieurs que la possibilité de passer directement en charges les biens de faible valeur s'applique.

Exemple concret. Un propriétaire équipe son logement en année 1 pour un total de 5 200 euros de mobilier. L'intégralité est inscrite à l'actif et amortie. En année 3, il remplace le grille-pain (35 euros) et un jeu de draps (80 euros) : ces achats peuvent être passés directement en charges de l'exercice. En revanche, le remplacement du réfrigérateur pour 650 euros doit faire l'objet d'une immobilisation et d'un amortissement sur sa durée d'utilisation.

Le cabinet FINAUDEC applique systématiquement ces règles de seuil pour optimiser le traitement comptable de chaque dépense, en privilégiant la solution la plus avantageuse pour le propriétaire tout en respectant les obligations fiscales.

Quelle est l'incidence de la réforme de la loi de finances pour 2025 sur l'amortissement du mobilier ?

La loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 a introduit une modification majeure dans le calcul des plus-values de cession des biens exploités en LMNP. Son article 84 modifie l'article 150 VB du Code général des impôts et impose désormais la réintégration des amortissements déduits dans le calcul de la plus-value immobilière lors de la revente du bien.

Concrètement, le prix d'acquisition retenu pour le calcul de la plus-value est diminué du montant des amortissements qui ont été fiscalement déduits pendant la période de location. Cette réintégration augmente mécaniquement la plus-value imposable et, par conséquent, l'impôt dû lors de la cession.

Les amortissements du mobilier sont-ils concernés par cette réintégration ?

C'est un point essentiel pour les investisseurs en LMNP : les amortissements pratiqués sur le mobilier sont expressément exclus du champ de la réintégration. Seuls les amortissements portant sur l'immeuble lui-même (la construction, hors terrain) sont réintégrés dans le calcul de la plus-value.

Cette exclusion est fondamentale. Elle signifie que l'amortissement du mobilier conserve l'intégralité de son avantage fiscal, aussi bien pendant la période d'exploitation (réduction du résultat BIC imposable) qu'au moment de la revente (aucune reprise dans la plus-value). L'amortissement du mobilier reste donc l'un des outils d'optimisation fiscale les plus efficaces et les plus sécurisés du dispositif LMNP.

Quels amortissements sont concernés par la réintégration ?

Le tableau suivant synthétise les règles applicables depuis le 15 février 2025, date d'entrée en vigueur de la mesure :

Amortissement et réintégration

Réintégration des amortissements dans la plus-value

```

Amortissement de l'immeuble (construction)

Réintégré dans la plus-value

Amortissement du mobilier et des équipements

Non réintégré

Amortissement des travaux d'amélioration, de construction ou d'agrandissement

Non réintégré

Amortissement des frais d'acquisition (notaire, agence)

Non réintégré
```

Quelles sont les autres exceptions prévues par la loi de finances pour 2025 ?

Outre l'exclusion du mobilier, la loi prévoit plusieurs situations dans lesquelles la réintégration des amortissements ne s'applique pas. Les résidences de services gérées sous bail commercial (résidences étudiantes, résidences pour personnes âgées ou handicapées) sont intégralement exclues du dispositif. Les transmissions à titre gratuit (donations et successions) ne sont pas concernées, puisqu'elles ne donnent pas lieu à un calcul de plus-value. Enfin, les abattements pour durée de détention continuent de s'appliquer normalement : exonération totale d'impôt sur le revenu après vingt-deux ans de détention et exonération des prélèvements sociaux après trente ans, conformément à l'article 150 VC du Code général des impôts.

Le cabinet FINAUDEC intègre systématiquement cette réforme dans ses simulations prospectives afin de permettre à chaque investisseur de mesurer l'impact réel de la réintégration sur sa situation patrimoniale et de prendre ses décisions de gestion en toute connaissance de cause.

Comment optimiser l'amortissement du mobilier en pratique ?

Plusieurs leviers permettent de tirer le meilleur parti de l'amortissement du mobilier dans le cadre du statut LMNP.

Bien distinguer chaque composant

Le premier réflexe est de ne pas regrouper l'ensemble du mobilier en un seul poste. Chaque catégorie de bien doit être individualisée et amortie sur sa propre durée d'utilisation. Un lot de vaisselle à 300 euros amorti sur 5 ans (60 euros par an) et un canapé à 1 500 euros amorti sur 10 ans (150 euros par an) ne produisent pas le même effet fiscal qu'un ensemble regroupé à 1 800 euros amorti uniformément sur 10 ans (180 euros par an). La décomposition par composant permet d'accélérer la déduction fiscale sur les biens à durée de vie courte.

Anticiper les renouvellements

Le remplacement régulier du mobilier usé génère de nouvelles bases amortissables. Lorsqu'un bien totalement amorti est remplacé, le nouveau bien vient prendre le relais et génère de nouvelles dotations aux amortissements. Cette rotation naturelle du mobilier contribue à maintenir un niveau d'amortissement significatif sur la durée.

Documenter et justifier chaque poste

La rigueur de la documentation est un facteur de sécurité déterminant. Chaque acquisition doit être appuyée par une facture conservée pendant toute la durée d'amortissement et au minimum pendant le délai de reprise fiscal de trois ans à compter du dépôt de la déclaration (article L. 169 du Livre des procédures fiscales). En pratique, le cabinet FINAUDEC recommande de conserver ces pièces pendant au moins six ans.

Faire appel à un expert-comptable spécialisé

La tenue d'une comptabilité conforme au plan comptable général, l'établissement des tableaux d'amortissement, le suivi des amortissements différés et la déclaration au régime réel imposent une expertise comptable rigoureuse. Les erreurs de calcul, les oublis de report ou les incohérences entre les déclarations fiscales et la comptabilité constituent les principaux motifs de redressement en cas de contrôle.

Le cabinet FINAUDEC prend en charge l'intégralité de ces obligations : tenue de la comptabilité de l'activité LMNP, établissement du bilan et du compte de résultat, calcul et suivi des amortissements, préparation et télétransmission des déclarations fiscales (liasse fiscale et déclaration de revenus), et assistance en cas de demande de l'administration.

Quels sont les risques en cas d'erreur sur l'amortissement du mobilier ?

Les principales erreurs constatées en matière d'amortissement du mobilier en LMNP sont les suivantes : absence de décomposition par composant, durées d'amortissement injustifiées ou incohérentes, absence de tableau d'amortissement, défaut de justificatifs, amortissement pratiqué sous le régime micro-BIC, ou non-respect du plafonnement de l'article 39 C du CGI.

En cas de contrôle fiscal, l'administration peut remettre en cause les amortissements déduits et procéder à un redressement assorti de pénalités. Le rappel d'impôt est majoré d'un intérêt de retard de 0,20 % par mois de retardet, en cas de manquement délibéré, d'une majoration de 40 % du montant des droits rappelés. Dans les cas les plus graves, la majoration peut atteindre 80 % pour manoeuvres frauduleuses.

Exemple concret. Un propriétaire a amorti l'ensemble de son mobilier sur 3 ans, sans justification de cette durée anormalement courte. L'administration requalifie les durées à 7 et 10 ans selon les biens concernés, ce qui entraîne un rappel d'impôt de 2 800 euros sur trois exercices, assorti de 560 euros d'intérêts de retard. En faisant appel au cabinet FINAUDEC dès le démarrage de son activité, ce propriétaire aurait appliqué des durées conformes et évité ce redressement.

Comment le cabinet FINAUDEC accompagne les investisseurs en LMNP ?

Le cabinet FINAUDEC intervient à chaque étape de la vie d'un investissement en location meublée, depuis la phase de réflexion jusqu'à la cession éventuelle du bien.

Lors de la création de l'activité, le cabinet analyse la situation patrimoniale et fiscale de l'investisseur, détermine le régime d'imposition le plus favorable (micro-BIC ou régime réel), procède aux formalités d'immatriculation auprès du greffe du tribunal de commerce et du service des impôts des entreprises, et met en place la comptabilité.

Pendant la phase d'exploitation, le cabinet assure la tenue de la comptabilité conforme au plan comptable général, établit les tableaux d'amortissement de l'immeuble, des travaux et du mobilier, calcule le plafonnement de l'article 39 C, assure le suivi des amortissements différés, prépare le bilan, le compte de résultat et la liasse fiscale annuelle (formulaires 2031 et 2033), et télétransmet les déclarations dans les délais légaux.

En matière de pilotage fiscal et patrimonial, le cabinet réalise des simulations prospectives intégrant l'impact de la réforme de la loi de finances pour 2025, conseille sur le calendrier optimal de cession au regard des abattements pour durée de détention, et anticipe les incidences d'un éventuel passage du statut LMNP au statut LMP en cas de franchissement des seuils légaux.

En cas de contrôle fiscal, le cabinet assiste le propriétaire dans la préparation et la conduite de la vérification, fournit les pièces justificatives demandées par l'administration, analyse les propositions de rectification et formule les observations en réponse.

L'amortissement du mobilier en LMNP est un outil fiscal puissant, mais sa mise en oeuvre exige une rigueur comptable et une connaissance approfondie des règles fiscales applicables. Le cabinet FINAUDEC met cette expertise au service de chaque investisseur pour sécuriser ses déclarations, maximiser ses économies d'impôt et anticiper les conséquences patrimoniales de ses choix de gestion.

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