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Conseils de gestion

Heures supplémentaires et jours fériés en HCR : règles et calcul

Auteur
Jose Amar
Date
16.10.2026
Durée
16 minutes
Convention collective HCR heures supplémentaires : majorations 10/20/50 %, contingent, jours fériés garantis, 1er mai et cas chiffrés pour sécuriser votre paie.
Convention collective HCR : calcul des heures supplémentaires et des jours fériés en hôtel et restaurant
Avant propos
Cet article a une vocation strictement informative. Les règles fiscales et comptables évoluent régulièrement, et chaque situation présente ses propres spécificités qui ne peuvent pas être traitées dans un contenu général. Aucune décision ne devrait être prise sur la seule base des éléments présentés ici.

Pour sécuriser votre projet, prenez rendez-vous avec le cabinet FINAUDEC. Un échange personnalisé reste le seul moyen d'obtenir une réponse adaptée à votre situation.
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La convention collective HCR et les heures supplémentaires forment l'un des sujets de paie les plus sensibles pour un dirigeant d'hôtel, de café ou de restaurant. Contrats à 39 heures, coups de feu du samedi soir, services de réveillon, salariés qui enchaînent les semaines à 45 heures en saison : le temps de travail dans le secteur dépasse souvent la durée légale, et chaque heure mal décomptée se transforme en rappel de salaire, voire en contentieux prud'homal.

Les jours fériés ajoutent une seconde couche de complexité. La convention collective HCR n'applique pas simplement le Code du travail : elle distingue le 1er mai, les jours fériés garantis et les jours fériés non garantis, avec des règles d'ancienneté et de compensation propres. Cet article vous donne les taux de majoration en vigueur, la méthode de calcul pas à pas, les règles des jours fériés, les allègements de cotisations applicables en 2026, deux cas pratiques chiffrés et une checklist de contrôle.

Chez FINAUDEC, cabinet d'expertise comptable spécialisé en hôtellerie et restauration, nous constatons que la majorité des anomalies de paie relevées lors des audits sociaux portent précisément sur ces deux points.

Que dit la convention collective HCR sur les heures supplémentaires ?

La convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants du 30 avril 1997 (IDCC 1979) encadre le temps de travail principalement à travers l'avenant n° 2 du 5 février 2007 relatif à l'aménagement du temps de travail.

Le seuil de déclenchement : 35 heures par semaine

Sont des heures supplémentaires les heures de travail effectif accomplies au-delà de 35 heures par semaine, à la demande de l'employeur ou avec son accord. Le décompte se fait à la semaine : une semaine à 30 heures ne compense pas une semaine à 44 heures, sauf si l'établissement applique un dispositif d'aménagement du temps de travail sur une période plus longue.

Les taux de majoration conventionnels

L'article 4 de l'avenant n° 2 prévoit trois paliers de majoration, plus faibles que le régime légal de droit commun. Ces taux sont pourtant parfaitement applicables : le Code du travail permet à un accord de branche de fixer des taux différents, à condition qu'aucun ne soit inférieur à 10 %. Le régime légal décrit par Service-Public (25 % puis 50 %) ne s'applique qu'en l'absence de dispositions conventionnelles.

Majorations des heures supplémentaires en HCR (semaine civile)
Heures de la semaineMajoration de salaireRepos compensateur de remplacement
De la 1re à la 35e heureAucune (heures normales)—
De la 36e à la 39e heure+ 10 %110 % du temps effectué
De la 40e à la 43e heure+ 20 %120 % du temps effectué
À partir de la 44e heure+ 50 %150 % du temps effectué
Rappel : régime légal sans accord+ 25 % (36e à 43e), puis + 50 %—

Pour les salariés rémunérés au pourcentage service, la convention précise que les majorations s'ajoutent à ce pourcentage.

Comment calculer les heures supplémentaires en HCR : la méthode pas à pas

  1. Totalisez les heures de travail effectif de la semaine civile à partir des relevés d'horaires, en retirant les pauses non travaillées.
  2. Isolez les 35 premières heures, payées au taux horaire normal.
  3. Répartissez le surplus par palier : heures 36 à 39, heures 40 à 43, puis heures à partir de la 44e.
  4. Appliquez à chaque palier son coefficient : 1,10, 1,20 puis 1,50 du taux horaire.
  5. Additionnez pour obtenir la rémunération brute de la semaine, puis reportez les heures supplémentaires sur une ligne distincte du bulletin.
  6. Contrôlez le cumul annuel par rapport au contingent et vérifiez le respect des durées maximales.

Exemple chiffré : un cuisinier à 46 heures

Prenons un cuisinier payé 14 € brut de l'heure (taux retenu pour l'exemple : pour connaître le minimum applicable à chaque niveau et échelon, consultez notre grille de salaire HCR 2026 détaillée). Pendant une semaine de forte affluence, il effectue 46 heures de travail effectif. Il réalise donc 11 heures supplémentaires, qui se répartissent sur les trois paliers.

Cascade de calcul : cuisinier à 14 € brut de l'heure, 46 heures dans la semaine

35 heures normales × 14,00 €490,00 €
4 heures (36e à 39e) × 14,00 € × 1,1061,60 €
4 heures (40e à 43e) × 14,00 € × 1,2067,20 €
3 heures (44e à 46e) × 14,00 € × 1,5063,00 €
Dont rémunération des 11 heures supplémentaires191,80 €
Salaire brut de la semaine681,80 €

Hypothèse pédagogique : taux horaire contractuel de 14 €, aucune prime ni avantage en nature intégré à l'assiette.

Les majorations représentent ici 37,80 € sur les 11 heures, soit environ 24,5 % du salaire de base de ces heures. Avec le régime légal, le même salarié aurait perçu 25 % sur les huit premières heures et 50 % sur les trois suivantes, soit 49 € de majorations. L'écart illustre l'intérêt de la grille conventionnelle pour l'employeur, mais aussi la nécessité de l'appliquer correctement : un logiciel de paie paramétré sur le régime général surpaie, un tableur mal construit qui applique 10 % à toutes les heures sous-paie.

Contrat à 39 heures : comment fonctionnent les heures supplémentaires structurelles ?

L'article 3 de l'avenant n° 2 fixe la durée hebdomadaire conventionnelle à 39 heures pour toutes les entreprises du secteur, celles-ci pouvant retenir une durée inférieure. Beaucoup de restaurants et d'hôtels emploient donc leurs salariés à temps plein sur une base de 39 heures, ce qui intègre au contrat quatre heures supplémentaires dites « structurelles ».

Ce que cela change sur le bulletin de paie

Ces quatre heures restent juridiquement des heures supplémentaires. Elles sont majorées de 10 % et doivent figurer sur une ligne distincte du salaire de base. En mensualisant, la durée de 39 heures correspond à 169 heures par mois (151,67 heures au titre des 35 heures, plus 17,33 heures supplémentaires).

Pour un salarié à 14 € de l'heure, le salaire mensuel se calcule ainsi : 151,67 h × 14 € = 2 123,38 €, puis 17,33 h × 14 € × 1,10 = 266,88 €, soit un brut mensuel de 2 390,26 € avant primes et avantages en nature. Pour simuler le coût global chargé d'un tel poste, vous pouvez utiliser notre simulateur de coût du personnel.

Les heures au-delà de 39 heures

Lorsque le salarié à 39 heures travaille davantage, les heures suivantes sont majorées de 20 % jusqu'à la 43e heure, puis de 50 % à partir de la 44e. Elles s'ajoutent aux heures structurelles, ce qui accélère la consommation du contingent annuel : quatre heures structurelles sur environ 47 semaines travaillées représentent déjà près de 190 heures sur l'année.

Contingent annuel, durées maximales et repos compensateur : quelles limites respecter ?

Le contingent annuel d'heures supplémentaires

La convention fixe le contingent annuel à 360 heures par salarié dans les établissements permanents, et à 90 heures par trimestre civil dans les établissements saisonniers. Ce contingent est plus élevé que le contingent légal de 220 heures, qui ne s'applique qu'à défaut d'accord. Les heures compensées intégralement par un repos compensateur de remplacement ne s'imputent pas sur ce contingent.

Au-delà du contingent, les heures restent possibles après avis du comité social et économique s'il existe, mais elles ouvrent droit, en plus de la majoration, à une contrepartie obligatoire en repos. Selon Service-Public, cette contrepartie est égale à 50 % des heures accomplies au-delà du contingent dans les entreprises de 20 salariés au plus, et à 100 % dans les entreprises de plus de 20 salariés.

Les durées maximales de travail

L'article 6 de l'avenant n° 2 fixe des durées maximales journalières différenciées : 10 heures pour le personnel administratif hors site d'exploitation, 11 heures pour les cuisiniers, 11 h 30 pour les autres personnels et 12 heures pour le personnel de réception. Sur la semaine, la durée ne peut dépasser 48 heures, ni 46 heures en moyenne sur une période quelconque de 12 semaines consécutives. Les travailleurs de nuit relèvent de règles spécifiques.

Le repos compensateur de remplacement

L'article 5 de l'avenant n° 2 permet de remplacer tout ou partie du paiement des heures supplémentaires et de leurs majorations par du repos : 110 % du temps pour les quatre premières heures, 120 % pour les quatre suivantes et 150 % au-delà. Une heure effectuée à la 37e heure donne ainsi droit à 1 h 06 de repos. Ce repos doit être pris dans un délai de 12 mois consécutifs ou 52 semaines.

Quelles exonérations sociales et fiscales sur les heures supplémentaires en 2026 ?

La rémunération des heures supplémentaires, y compris les heures structurelles d'un contrat à 39 heures, bénéficie de plusieurs allègements cumulables. Ils concernent à la fois le salarié et l'employeur.

Heures supplémentaires : allègements applicables en 2026
DispositifBénéficiaireMontant ou limite
Réduction de cotisations salariales d'assurance vieillesseSalariéDans la limite de 11,31 % de la rémunération des heures
Déduction forfaitaire de cotisations patronalesEmployeur de moins de 20 salariés1,50 € par heure supplémentaire
Déduction forfaitaire de cotisations patronalesEmployeur de 20 salariés et plus (y compris 250 et plus depuis le 1er janvier 2026)0,50 € par heure supplémentaire
Exonération d'impôt sur le revenuSalariéDans la limite de 7 500 € par an

Côté salarié

Le salarié bénéficie d'une réduction de ses cotisations salariales d'assurance vieillesse de base et complémentaire, dans la limite de 11,31 % de la rémunération des heures supplémentaires. Ces heures sont en outre exonérées d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € par an. La CSG et la CRDS restent dues.

Côté employeur : l'extension de 2026

Les entreprises de moins de 20 salariés bénéficient d'une déduction forfaitaire de cotisations patronales de 1,50 € par heure supplémentaire. Celles de 20 salariés et plus bénéficient d'une déduction de 0,50 € par heure. Selon la fiche des nouveautés cotisations 2026 de la MSA, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a étendu ce dispositif, à compter du 1er janvier 2026, aux entreprises de plus de 250 salariés, qui en étaient jusqu'alors exclues. Les groupes hôteliers et chaînes de restauration sont directement concernés.

Ces allègements supposent que les heures soient effectivement décomptées, payées et déclarées en DSN, dans le respect des règles de durée du travail. Pour vérifier chaque ligne, consultez notre guide pour lire une fiche de paie ligne par ligne.

Jours fériés : ce que prévoit la convention collective HCR

La convention collective HCR sur les jours fériés a été remaniée par l'avenant n° 6 du 15 décembre 2009, qui modifie le titre III de l'avenant n° 2. Le régime repose sur une condition d'ancienneté et sur une distinction entre jours garantis et non garantis.

Une condition d'un an d'ancienneté

Dans les établissements permanents, les salariés qui ont un an d'ancienneté dans le même établissement ou la même entreprise bénéficient de 10 jours fériés par an, en plus du 1er mai. Les établissements ouverts plus de neuf mois par an suivent ce régime, sauf pour les salariés sous contrat saisonnier. Avant un an d'ancienneté, seules les règles légales s'appliquent : le maintien du salaire pour un jour férié chômé est acquis aux salariés ayant au moins trois mois d'ancienneté.

Les 6 jours fériés garantis

Sur ces 10 jours, 6 sont garantis. Le salarié doit en bénéficier dans tous les cas, même lorsqu'ils coïncident avec un jour de repos, sous l'une des trois formes prévues : jour chômé et payé, compensation en temps ou indemnisation. Concrètement, un serveur qui travaille le jour de Noël, décompté comme jour garanti, a droit à son salaire de la journée et, en plus, à un jour de repos ou à une indemnité correspondante.

Les 4 jours fériés non garantis

Les 4 autres jours sont chômés sans réduction de salaire. Si l'activité impose la présence du salarié, il reçoit un jour de compensation. Lorsqu'un de ces jours tombe sur un jour de repos, le salarié à temps plein ne bénéficie d'aucune compensation ni indemnisation.

Jours fériés en HCR : qui a droit à quoi ?
SituationJour chôméJour travailléFérié tombant sur un jour de repos
1er mai (tous salariés)Chômé et payé, sans condition d'anciennetéSalaire du jour + indemnité égale à ce salaire (paiement doublé)Pas de compensation spécifique
6 jours fériés garantis (1 an d'ancienneté)Chômé et payéCompensé en temps ou indemniséReste dû : compensé en temps ou indemnisé
4 autres jours fériés (1 an d'ancienneté)Chômé sans réduction de salaire1 jour de compensationAucune compensation (temps plein)
Salarié de moins de 1 anRègles légales (maintien de salaire après 3 mois d'ancienneté)Pas de compensation conventionnelle prévueAucune compensation
Saisonnier (9 mois d'ancienneté)Droits au prorata de la durée du contratJours garantis restant dus payés en fin de contratSelon le prorata

Le bilan de fin d'année

En fin d'année civile, l'entreprise vérifie les jours garantis dont chaque salarié a bénéficié et l'informe par écrit des jours restant dus. Pendant 6 mois, avec l'accord de l'employeur, le salarié peut prendre ces jours isolément ou en continu, au point de constituer une semaine de congés, ou être indemnisé. À l'issue de ce délai, les jours restants doivent obligatoirement être rémunérés.

Arbre de décision : comment traiter un jour férié en HCR ?

1. Le jour férié est-il le 1er mai ?
OuiChômé et payé. S'il est travaillé : salaire de la journée + indemnité d'un montant égal.
NonPassez à la question 2.
2. Le salarié a-t-il au moins 1 an d'ancienneté (9 mois pour un saisonnier) ?
NonSeules les règles légales s'appliquent : maintien du salaire si le jour est chômé et que le salarié a 3 mois d'ancienneté.
OuiPassez à la question 3.
3. Ce jour est-il décompté parmi les 6 jours garantis ?
OuiLe salarié doit en bénéficier dans tous les cas : chômé et payé, compensé en temps ou indemnisé, même s'il tombe sur un repos.
Non (jour non garanti)Chômé sans perte de salaire ; s'il est travaillé, 1 jour de compensation ; s'il tombe sur un repos, rien n'est dû au temps plein.

Le 1er mai en hôtellerie-restauration : quelles règles spécifiques ?

Le 1er mai obéit à un régime légal distinct. C'est le seul jour férié obligatoirement chômé pour l'ensemble des salariés, sans condition d'ancienneté, et le chômage de ce jour ne peut entraîner aucune perte de salaire. Les autres jours fériés ne sont chômés que si un accord collectif ou, à défaut, l'employeur le prévoit, comme le rappelle la fiche Service-Public consacrée aux jours fériés.

Le travail le 1er mai n'est admis que dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail. Lorsque c'est le cas, le salarié perçoit, en plus de son salaire de la journée, une indemnité d'un montant égal : son salaire du 1er mai est doublé.

Exemple : une réceptionniste payée 14 € de l'heure travaille 8 heures le 1er mai. Elle perçoit 112 € au titre de sa journée et 112 € d'indemnité, soit 224 €.

Cas pratique : la semaine de Noël d'un cuisinier, heures supplémentaires et jour férié

Reprenons notre cuisinier à 14 € brut de l'heure, deux ans d'ancienneté, dans un restaurant de 12 salariés. La semaine de Noël, il effectue 46 heures de travail effectif, dont 8 heures le 25 décembre. L'employeur a décompté le 25 décembre parmi les jours fériés garantis et choisi l'indemnisation.

  • Salaire des heures de la semaine : 681,80 €, calculé selon la cascade présentée plus haut (35 heures normales et 11 heures supplémentaires majorées par palier).
  • Jour férié garanti travaillé : le salarié doit être indemnisé ou recevoir un repos. Avec une indemnité calculée sur la durée de travail de la journée, soit 8 h × 14 €, il perçoit 112 € de plus.
  • Total brut de la semaine : 681,80 € + 112 € = 793,80 €.
  • Allègements : déduction patronale de 11 × 1,50 € = 16,50 €, réduction salariale plafonnée à 11,31 % de 191,80 €, soit 21,69 € au maximum.

Un point mérite attention : les heures effectuées le jour férié ne sont pas, en elles-mêmes, des heures supplémentaires. Elles le deviennent seulement si elles portent le total de la semaine au-delà de 35 heures, ce qui est le cas ici. Le jour férié et les heures supplémentaires suivent donc deux logiques distinctes qui se cumulent.

Annualisation, saisonniers, temps partiel : les cas particuliers

L'aménagement du temps de travail sur l'année

L'avenant n° 19 du 29 septembre 2014 permet d'organiser le temps de travail des salariés à temps plein sur une période de plus d'une semaine et au plus d'un an, avec une durée de référence de 1 607 heures sur 12 mois. Les heures supplémentaires sont alors décomptées en fin de période : majoration de 10 % au-delà de 1 607 heures et jusqu'à 1 790 heures, 20 % de la 1 791e à la 1 928e heure, 25 % de la 1 929e à la 1 973e heure, puis 50 % à partir de la 1 974e heure.

Les saisonniers

Dans les établissements saisonniers, le contingent est de 90 heures par trimestre civil. Pour les jours fériés, les salariés saisonniers doivent justifier de 9 mois d'ancienneté dans le même établissement ou la même entreprise. Ils bénéficient alors des jours fériés au prorata de la durée de leur contrat, arrondis à l'entier supérieur, et les jours garantis restant dus doivent être payés à la fin du contrat. Pour les renforts ponctuels, les règles des contrats extras en CDD d'usage méritent une attention particulière.

Les salariés à temps partiel

Les salariés à temps partiel ne réalisent pas d'heures supplémentaires mais des heures complémentaires, soumises à un régime propre. Pour les jours fériés, ils disposent des mêmes droits que les salariés à temps plein. La règle d'un jour de compensation lorsqu'un jour férié coïncide avec le repos hebdomadaire leur est applicable, au prorata lorsque leur temps de travail est réparti sur moins de cinq jours par semaine.

Quelles sont les erreurs fréquentes et comment les éviter ?

  • Payer un forfait d'heures sans relevé d'horaires : en cas de litige, l'employeur doit pouvoir produire les éléments de nature à justifier les horaires effectués. Sans pointage fiable, le salarié obtient souvent gain de cause.
  • Appliquer le régime légal par défaut : un logiciel paramétré à 25 % sur les huit premières heures surpaie l'établissement qui relève de la convention HCR.
  • Appliquer 10 % à toutes les heures : erreur inverse, fréquente sur les semaines à plus de 43 heures.
  • Oublier les heures structurelles dans le contingent : les 17,33 heures mensuelles d'un contrat à 39 heures comptent.
  • Ignorer le bilan des jours fériés garantis : l'absence d'information écrite en fin d'année et de paiement au terme des 6 mois expose à des rappels.
  • Traiter le 1er mai comme un jour garanti : il relève d'un régime légal à part, avec paiement doublé du jour travaillé.

Checklist mensuelle de contrôle

  1. Les relevés d'horaires de chaque salarié sont signés ou validés et archivés.
  2. Les heures sont totalisées par semaine et ventilées par palier de majoration.
  3. Le compteur annuel d'heures supplémentaires est suivi au regard du contingent de 360 heures.
  4. Aucune journée ne dépasse la durée maximale de la catégorie et aucune semaine ne dépasse 48 heures.
  5. Le compteur de repos compensateur de remplacement est communiqué au salarié.
  6. Le compteur de jours fériés garantis est à jour (pris, compensés, indemnisés, restant dus).
  7. Les réductions et déductions liées aux heures supplémentaires sont correctement déclarées en DSN.

Pour replacer ces règles dans l'ensemble des spécificités de la branche (avantage nourriture, mutuelle, prévoyance, temps de pause), consultez notre dossier sur les spécificités de paie de la convention collective HCR.

En résumé : sécuriser les heures supplémentaires et les jours fériés de votre établissement

En HCR, les heures supplémentaires démarrent au-delà de 35 heures et sont majorées de 10 %, 20 % puis 50 % selon le palier, avec un contingent de 360 heures par an et des durées maximales strictes. Les jours fériés reposent sur une logique différente : 1er mai payé double s'il est travaillé, 6 jours garantis et 4 jours non garantis après un an d'ancienneté, avec un bilan écrit obligatoire en fin d'année. Les allègements de 2026, désormais ouverts à toutes les tailles d'entreprise côté patronal, renforcent l'intérêt d'un décompte rigoureux.

La clé reste la traçabilité : relevés d'horaires fiables, compteurs à jour et paramétrage de paie conforme à la convention. Si vous souhaitez faire auditer vos bulletins ou confier la gestion de la paie de votre hôtel ou de votre restaurant, découvrez notre accompagnement social et paie dédié aux établissements HCR.

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Foire aux questions

À partir de quelle heure les heures supplémentaires sont-elles majorées en HCR ?

Les heures supplémentaires commencent au-delà de 35 heures de travail effectif par semaine. La convention collective HCR prévoit une majoration de 10 % de la 36e à la 39e heure, de 20 % de la 40e à la 43e heure, puis de 50 % à partir de la 44e heure. Ces taux, inférieurs au régime légal de 25 %, sont valables car ils respectent le plancher de 10 % fixé par le Code du travail.

Un contrat à 39 heures en restauration est-il légal ?

Oui. L'avenant n° 2 du 5 février 2007 fixe la durée conventionnelle à 39 heures par semaine. Les quatre heures au-delà de 35 heures restent des heures supplémentaires : elles doivent être majorées de 10 %, apparaître distinctement sur le bulletin de paie et bénéficient des allègements sociaux et fiscaux applicables aux heures supplémentaires. Elles s'imputent aussi sur le contingent annuel.

Combien de jours fériés un salarié HCR a-t-il par an ?

Après un an d'ancienneté dans l'établissement ou l'entreprise, le salarié bénéficie de 10 jours fériés en plus du 1er mai. Parmi eux, 6 sont garantis : le salarié doit en profiter quoi qu'il arrive, sous forme de jour chômé et payé, de repos compensateur ou d'indemnité, même lorsqu'ils tombent sur un jour de repos. Les 4 autres suivent un régime moins protecteur.

Comment est payé un jour férié travaillé dans un restaurant ?

Tout dépend du jour. Le 1er mai travaillé donne droit, en plus du salaire de la journée, à une indemnité d'un montant égal. Pour un jour férié garanti, le salarié reçoit une compensation en temps ou une indemnisation. Pour un jour non garanti, il obtient un jour de compensation. Le salarié qui a moins d'un an d'ancienneté ne bénéficie pas de ces compensations conventionnelles.

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