Conseils de gestion

Découvrez comment FINAUDEC accompagne les campings et l'hôtellerie de plein air au quotidien.
La convention collective de l'hôtellerie de plein air (IDCC 1631) fixe les règles de paie de tous les campings employeurs : classification, salaires minima, temps de travail, repos, jours fériés et statut des saisonniers. Or, entre une nouvelle classification entrée en vigueur en septembre 2025, une grille de salaires revalorisée au 1er mai 2026 et un SMIC relevé au 1er juin 2026, les repères des exploitants ont beaucoup bougé en moins d'un an.
Dans un camping, une erreur de paie se multiplie vite : elle touche à la fois les permanents et des dizaines de saisonniers recrutés chaque printemps. Ce guide reprend, point par point, ce que vous devez appliquer en 2026, avec une grille commentée, un calendrier des jours fériés et un cas pratique chiffré de paie saisonnière.
Chez FINAUDEC, cabinet d'expertise comptable, nous accompagnons au quotidien des exploitants de campings, de parcs résidentiels de loisirs et de villages de vacances. Si vous cherchez un expert-comptable pour campings et hôtellerie de plein air, vous trouverez ici la méthode que nous appliquons pour sécuriser la paie de nos clients.
La convention collective nationale de l'hôtellerie de plein air du 2 juin 1993 est étendue : elle s'impose à toutes les entreprises de la branche, adhérentes ou non à l'organisation patronale signataire. Elle est référencée sous l'IDCC 1631 et consultable dans sa version consolidée sur Légifrance. Elle concerne les terrains de camping et, plus largement, l'hébergement de plein air.
Le bon IDCC se vérifie à partir de votre activité principale réelle, et non du seul code APE. Un camping qui exploite aussi un restaurant ou un bar reste en principe dans l'hôtellerie de plein air si l'hébergement constitue l'activité principale. À l'inverse, un hôtel qui possède quelques emplacements de tentes relève plutôt de la convention des hôtels, cafés, restaurants. En cas de doute, faites trancher la question avant l'embauche des saisonniers : un changement de convention en cours de saison oblige à reprendre tous les bulletins.
Le texte de base de 1993 a été modifié à de nombreuses reprises. Pour la paie 2026, trois textes comptent particulièrement :
L'article 6 de la convention pose en outre un principe structurant : les campings sont par principe considérés comme des établissements saisonniers, quelle que soit leur durée d'ouverture. Pour un camping ouvert toute l'année, la saison correspond à la pointe de fréquentation qui revient chaque année à peu près aux mêmes dates.
La classification détermine le coefficient de chaque salarié, donc son salaire minimum. L'accord du 22 mai 2025 a remplacé l'ancienne grille de 2009 par une méthode reposant sur trois critères classants : le type d'activité et le niveau de technicité, la responsabilité et l'autonomie, et les compétences requises (formation ou expérience). Les emplois sont répartis en six catégories, chacune assortie d'une fourchette de coefficients.
| Catégorie | Coefficients | Exemples d'emplois repères |
|---|---|---|
| 1 – Employés / ouvriers | 100 à 120 | Agent de propreté, agent d'accueil et de prévention, surveillant d'espace aquatique |
| 2 – Employés / ouvriers | 110 à 140 | Agent d'accueil, agent de maintenance, surveillant de baignade, employé bar-restauration |
| 3 – Employés / ouvriers qualifiés | 120 à 180 (130 ou 140 minimum selon l'emploi) | Animateur, agent de cuisine, agent de maintenance qualifié, agent d'accueil multilingue, maître-nageur |
| 4 – Agents de maîtrise et techniciens | Échelon 1 : 170 à 210 – Échelon 2 : 190 à 210 | Responsable accueil/réception, technique, animation, cuisine, gouvernant(e) |
| 5 – Cadres non dirigeants | Positions 1 à 3 : de 210 à 400 | Directeur ou manager de camping, responsable commercial, RH, financier |
| 6 – Cadres dirigeants | 250 à 700 | Directeur général, chef d'établissement avec délégation de pouvoirs |
Les emplois repères sont indicatifs : c'est le contenu réel du poste qui compte, pas son intitulé. Un agent d'accueil qui gère seul la réception en plusieurs langues, encaisse et traite les litiges peut ainsi relever de la catégorie 3 plutôt que de la catégorie 2. Notez aussi que les forfaits annuels en heures ou en jours ne sont ouverts qu'à partir du coefficient 230, sous conditions.
L'accord laissait aux entreprises 9 mois à compter de son entrée en vigueur pour reclasser leur personnel, en tenant compte de la saisonnalité : ce délai est désormais écoulé. Les points à vérifier sont les suivants :
Si vous avez repris vos contrats saisonniers 2026 sur le modèle des années précédentes, vérifiez qu'ils mentionnent bien la nouvelle catégorie et non l'ancien niveau : c'est l'oubli le plus fréquent que nous constatons.
La grille de salaire de la convention collective de l'hôtellerie de plein air repose sur une formule simple : salaire du coefficient 100 + (coefficient − 100) × valeur du point. L'avenant n° 47 du 28 janvier 2026 fixe le coefficient 100 à 1 858,92 € brut mensuel pour 151,67 heures et la valeur du point à 5,63 €, à compter du 1er mai 2026.
| Coefficient | Minimum mensuel brut (151,67 h) | Taux horaire indicatif | Comparaison avec le SMIC (1 867,02 €) |
|---|---|---|---|
| 100 | 1 858,92 € | 12,26 € | Inférieur : payer le SMIC |
| 105 | 1 887,07 € | 12,44 € | Supérieur |
| 110 | 1 915,22 € | 12,63 € | Supérieur |
| 120 | 1 971,52 € | 13,00 € | Supérieur |
| 130 | 2 027,82 € | 13,37 € | Supérieur |
| 140 | 2 084,12 € | 13,74 € | Supérieur |
| 150 | 2 140,42 € | 14,11 € | Supérieur |
| 180 | 2 309,32 € | 15,23 € | Supérieur |
| 210 | 2 478,22 € | 16,34 € | Supérieur |
| 230 | 2 590,82 € | 17,08 € | Supérieur |
| 250 | 2 703,42 € | 17,82 € | Supérieur |
Le taux horaire indiqué est obtenu en divisant le minimum mensuel par 151,67 heures, arrondi au centime. Les coefficients intermédiaires se calculent avec la formule : un coefficient 160 donne par exemple 1 858,92 + 60 × 5,63 = 2 196,72 €.
Le SMIC a été relevé au 1er juin 2026 par arrêté du 22 mai 2026 : il s'établit à 12,31 € brut de l'heure, soit 1 867,02 € par mois pour 35 heures, selon Service-Public. Conséquence directe : le minimum du coefficient 100 (1 858,92 €) est passé sous le SMIC. Un agent de propreté classé à ce coefficient doit donc percevoir au moins 1 867,02 €, soit 8,10 € de plus par mois que la grille.
L'avenant n° 47 le prévoit d'ailleurs expressément : les minima s'appliquent sous réserve du respect du SMIC lorsque celui-ci leur est supérieur. Il indique aussi qu'aucune revalorisation n'est prévue au 1er octobre 2026, et que les partenaires sociaux se reverront au plus tard au dernier trimestre 2026. Surveillez donc la publication d'un éventuel avenant n° 48 avant la saison 2027.
Selon l'article 8 de la convention, le salaire comparé au minimum conventionnel comprend l'ensemble du salaire brut, quelle qu'en soit la nature ou la périodicité. En sont exclus les remboursements de frais, les primes d'ancienneté et d'assiduité lorsque l'entreprise en verse, ainsi que les majorations pour heures supplémentaires. Une prime de fin de saison versée en septembre ne permet donc pas de compenser un salaire mensuel inférieur au minimum de juin à août.
Si vous gérez aussi un restaurant ou un hôtel relevant d'une autre convention, ne mélangez pas les grilles : notre guide de la grille de salaire HCR 2026 détaille les minima applicables dans les hôtels, cafés et restaurants.
Le saisonnier est la figure centrale de la paie d'un camping. La convention, complétée par l'avenant n° 37 du 17 juillet 2017 sur le travail saisonnier, encadre son contrat de façon plus protectrice que le seul Code du travail sur plusieurs points.
Le contrat saisonnier est un contrat à durée déterminée qui doit être établi par écrit. Dans la branche, sa durée maximale est de 8 mois, renouvellements inclus. La convention rappelle aussi que l'emploi de personnel permanent doit se faire en CDI lorsque c'est possible : un salarié présent dix mois sur douze sous contrats successifs n'occupe plus un emploi saisonnier.
Pour tous les contrats, la convention liste les mentions attendues : date d'embauche, lieu de travail, qualification et catégorie, salaire brut, durée hebdomadaire, modalités du repos hebdomadaire, jours fériés payés, durée de la période d'essai et conditions particulières comme le logement ou la nourriture. Ces deux derniers points sont essentiels en camping, où de nombreux saisonniers sont logés sur place : l'avantage en nature doit être prévu au contrat et valorisé sur le bulletin.
Trois règles conventionnelles changent concrètement la gestion des saisonniers fidèles :
Pour la prévoyance, la condition de 6 mois d'ancienneté ouvrant droit aux indemnités journalières et rentes s'apprécie dans la branche, et non dans votre seule entreprise. Elle ne s'applique pas en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle survenus pendant le contrat.
La convention organise un véritable calendrier de reprise. Vous devez informer vos saisonniers de ces règles par un moyen qui permet de dater l'information, le plus simple étant une clause du contrat.
Sur demande écrite du salarié, l'employeur indique par écrit s'il le reprendra la saison suivante, et à quelle date, ou motive son refus.
Le salarié confirme par écrit son souhait de reprendre son poste.
L'employeur lui adresse le nouveau contrat saisonnier.
Le salarié retourne le contrat signé ; à défaut de réponse, il est réputé renoncer.
Pas de période d'essai sur le même poste, ancienneté cumulée avec les saisons précédentes.
En fin de contrat, le saisonnier perçoit une indemnité compensatrice pour les congés payés acquis et non pris, au moins égale à 10 % de sa rémunération brute totale. En revanche, l'indemnité de fin de contrat (prime de précarité) n'est en principe pas due pour un contrat saisonnier, sauf si un texte conventionnel ou le contrat la prévoit. Ce sont deux lignes que l'on confond encore souvent sur le solde de tout compte.
Sur le plan financier, cette masse salariale concentrée sur quelques mois pèse lourdement sur la trésorerie d'avant-saison : notre article sur le pilotage de la trésorerie d'une activité saisonnière vous aide à anticiper ces décaissements.
L'accord du 23 mai 2000 fixe la durée de référence à 35 heures par semaine. Il propose plusieurs modalités de réduction du temps de travail : réduction journalière, répartition non uniforme sur la semaine, repos par périodes de quatre semaines ou jours de RTT, avec un lissage de la rémunération.
L'accord permet de moduler la durée du travail sur une période de 12 mois autour d'un horaire moyen de 35 heures. En haute activité, la durée peut atteindre 48 heures sur une semaine et 46 heures en moyenne sur 12 semaines ; en basse activité, elle peut descendre jusqu'à zéro. Le plafond annuel est de 1 600 heures, et le délai de prévenance en cas de changement d'horaire est de 7 jours ouvrés (24 heures en circonstances exceptionnelles, avec une contrepartie).
Ce dispositif convient surtout aux salariés permanents, présents en haute et en basse saison. Pour un saisonnier de quatre mois, il est rarement pertinent : il n'y a pas de basse saison pour compenser les semaines chargées, et les heures au-delà de 35 heures deviennent mécaniquement des heures supplémentaires.
Le contingent annuel conventionnel est de 180 heures par salarié, ramené à 160 heures en cas de modulation. Au-delà, l'article 6 renvoie à une autorisation de l'inspection du travail et prévoit des repos compensateurs, qui doivent figurer sur le bulletin et ne peuvent, sauf accord, être pris entre le 1er juin et le 30 septembre. Les durées maximales sont de 48 heures sur une semaine et de 46 heures en moyenne sur 12 semaines.
Pour la majoration, l'accord de branche prévoit dans sa version consolidée un taux de 15 % pour les quatre premières heures supplémentaires, puis 25 % pour les quatre suivantes et 50 % au-delà. Un accord d'entreprise peut fixer d'autres taux, sans descendre sous 10 %. Vérifiez ce point avec votre gestionnaire de paie : un logiciel paramétré par défaut à 25 % dès la 36e heure surpaie, un paramétrage à 10 % sous-paie.
Pour le détail des mécanismes de calcul, notamment la distinction entre heures supplémentaires et heures majorées, vous pouvez vous reporter à notre article sur les heures supplémentaires et jours fériés en HCR, dont la logique de calcul est proche.
L'article 6 de la convention mentionne encore des régimes d'équivalence (43/39 pour les cuisiniers, 45/39 pour l'accueil ou les maîtres-nageurs, 52/39 pour les gardiens). L'accord du 23 mai 2000 prévoyait toutefois leur suppression progressive, effective à compter du 1er octobre 2004. Ne les appliquez pas sans une analyse juridique préalable : rémunérer 45 heures de présence comme 39 heures expose à des rappels de salaire importants.
Chaque salarié bénéficie de 11 heures consécutives de repos entre deux journées de travail, 12 heures pour les moins de 18 ans. L'accord de 2000 permet de ramener ce repos à 9 heures en cas de surcroît temporaire et exceptionnel d'activité, avec 2 heures de repos supplémentaires en contrepartie.
Le repos hebdomadaire est d'un jour et demi, consécutif ou non, qui ne tombe pas forcément le dimanche. La demi-journée travaillée ne peut dépasser 5 heures. En juillet et août, le jour de repos peut être suspendu trois fois au plus ; les repos non pris sont alors compensés, en temps ou en argent, en fin de saison. Le nombre de repos de 24 heures doit rester au moins égal au nombre de semaines travaillées.
Les congés payés suivent les règles légales : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, quel que soit le contrat. La convention permet d'étaler la période de prise du 1er mai au 30 avril et accorde 2 jours de majoration pour les congés pris en dehors de la période du 1er juin au 30 septembre. Pour un permanent, c'est un levier utile : faire poser ses congés au printemps ou à l'automne libère la haute saison, moyennant ces deux jours supplémentaires.
Les règles de la convention collective de l'hôtellerie de plein air sur les jours fériés combinent le Code du travail et une disposition conventionnelle propre aux saisonniers. La liste des jours fériés légaux et leurs règles générales sont rappelées sur Service-Public.
| Date (2026) | Jour férié | Règle applicable |
|---|---|---|
| Vendredi 1er mai | Fête du Travail | Chômé et payé ; s'il est travaillé (activité qui ne peut être interrompue), rémunération doublée |
| Vendredi 8 mai | Victoire 1945 | Chômé ou travaillé selon l'organisation ; maintien de salaire si chômé et 3 mois d'ancienneté |
| Jeudi 14 mai | Ascension | Idem jour férié ordinaire |
| Lundi 25 mai | Lundi de Pentecôte | Idem ; souvent retenu comme journée de solidarité |
| Mardi 14 juillet | Fête nationale | Idem jour férié ordinaire, en pleine saison |
| Samedi 15 août | Assomption | Idem ; aucun repos supplémentaire s'il tombe un jour habituellement non travaillé |
| Dimanche 1er novembre | Toussaint | Concerne surtout les campings ouverts à l'année |
Le 1er mai est chômé et payé. Le travail n'y est admis que dans les établissements qui, en raison de leur activité, ne peuvent pas interrompre le travail ; le salarié perçoit alors une rémunération doublée. Dans un camping, la question se pose surtout pour l'accueil et la sécurité des clients présents : documentez pourquoi le poste ne peut pas être interrompu et payez la journée double.
Les autres jours fériés peuvent être travaillés si l'organisation de l'entreprise l'exige. La loi n'impose aucune majoration pour un jour férié ordinaire travaillé : seules une disposition conventionnelle, un accord d'entreprise ou un usage peuvent en prévoir une. Lorsqu'il est chômé, le jour férié ne doit entraîner aucune perte de salaire pour le salarié qui a au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise.
Pour les saisonniers, la convention précise que ceux qui totalisent au moins 3 mois d'ancienneté conservent leur salaire les jours fériés chômés. Combinée à la règle de l'ancienneté cumulée, cette disposition a une conséquence pratique : un saisonnier qui revient pour sa deuxième saison remplit souvent la condition dès son premier jour. Un nouveau saisonnier embauché le 1er juin, lui, ne l'atteint pas le 14 juillet.
Enfin, lorsqu'un jour férié tombe un jour habituellement non travaillé, comme le samedi 15 août 2026 pour un salarié en repos ce jour-là, il ne donne droit à aucun repos supplémentaire, sauf disposition plus favorable.
Prenons l'exemple hypothétique d'un camping du littoral qui recrute Léa comme agent d'accueil, classée en catégorie 2 au coefficient 110, en contrat saisonnier du 1er juin au 30 septembre 2026. Elle travaille 35 heures par semaine, sauf pendant 8 semaines de juillet-août où son planning est de 39 heures. Le 14 juillet est chômé. Ses congés ne sont pas pris pendant le contrat.
Ce cas montre deux sources d'écart fréquentes : le taux de majoration paramétré dans le logiciel, et l'historique des saisons antérieures, qui conditionne le paiement des jours fériés. Sur un effectif de trente saisonniers, ces écarts représentent rapidement plusieurs milliers d'euros de rappels potentiels.
Pour contrôler chaque rubrique du bulletin correspondant, vous pouvez vous appuyer sur notre méthode pour lire une fiche de paie ligne par ligne.
Les contrôles que nous menons sur les dossiers de campings font ressortir toujours les mêmes anomalies :
Appliquer correctement la convention collective de l'hôtellerie de plein air suppose de vérifier, avant chaque saison, quatre points : le classement de chaque poste selon l'accord du 22 mai 2025, la comparaison de la grille avec le SMIC en vigueur, la reprise de l'ancienneté des saisonniers et le paramétrage des heures supplémentaires et des jours fériés. Ce travail préparatoire, mené en mars ou avril, évite l'essentiel des rappels de salaire et des litiges de fin de saison.
Notre pôle social et paie prend en charge les bulletins, les contrats saisonniers et la veille conventionnelle des exploitants de plein air. Pour être accompagné par un cabinet d'expertise comptable spécialisé dans les campings et l'hôtellerie de plein air, prenez contact avec nos équipes avant l'ouverture de votre prochaine saison.
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La convention collective nationale de l'hôtellerie de plein air du 2 juin 1993 porte l'IDCC 1631. Elle est étendue, donc obligatoire pour tous les campings et entreprises d'hébergement de plein air dont c'est l'activité principale, qu'ils adhèrent ou non à l'organisation patronale signataire. Ce numéro doit figurer sur le bulletin de paie et dans vos déclarations sociales nominatives.
Depuis le 1er mai 2026, l'avenant n° 47 fixe le coefficient 100 à 1 858,92 € brut mensuel et la valeur du point à 5,63 €. Mais le SMIC a été porté à 1 867,02 € au 1er juin 2026 : un salarié au coefficient 100 doit donc percevoir au moins le SMIC. À partir du coefficient 105 (1 887,07 €), la grille reste supérieure au SMIC.
Oui, lorsque le jour férié est chômé et que le saisonnier totalise au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise. Les contrats saisonniers successifs se cumulent pour ce calcul : un saisonnier qui revient pour une deuxième saison remplit souvent la condition dès son arrivée. Le 1er mai obéit à une règle propre : chômé et payé, ou payé double s'il est travaillé.
La convention limite le contrat saisonnier à 8 mois, renouvellements compris. Elle rappelle également que l'emploi de personnel permanent doit se faire en CDI lorsque c'est possible. Un salarié enchaînant des contrats sur l'essentiel de l'année n'occupe plus un emploi réellement saisonnier, avec un risque de requalification en CDI.